21/01/2010

L'Evangile selon Satan, par Patrick Graham


LEvangileselonSatan

Synopsis de l'éditeur
:


2006, Hattiesburg, dans le Maine. Rachel, l'assistante du shérif du comté, enquête sur la disparition de quatre jeunes serveuses. Elle disparaît à son tour. Marie Parks, profileuse au FBI qui possède des dons de médium et s'est spécialisée dans la traque des cross-killers - les tueurs en série qui voyagent -, est chargée d'enquêter sur la disparition de Rachel. Elle retrouve son corps torturé et la dépouille des quatre disparues crucifiées dans une crypte. Le tueur, abattu par le FBI, est un moine qui porte les signes du Diable.
Quelques jours plus tard, au Vatican, le cardinal Oscar Camano, patron de la congrégation des Miracles, apprend que les quatre jeunes femmes assassinées sont les religieuses qu'il avait envoyées aux Etats-Unis pour enquêter sur la vague de meurtres qui frappent l'ordre des Recluses, un ordre très ancien, chargé depuis le Moyen Age de protéger et d'étudier les manuscrits interdits de la chrétienté. Il confie au meilleur de ses exorcistes, le père jésuite Carzo, le soin de retrouver la trace de cet évangile que l'Eglise a perdu six siècles plus tôt...


Mon avis
:

Cela faisait longtemps que j’avais envie de le lire. Il était présenté comme LE super bouquin à découvrir de toute urgence et à mesure que ma PAL diminuait, il a fini par se retrouver dans mes mains. Je dois dire que le début était extrêmement prometteur : du lourd, du gore, du satanique. Des scènes dignes de l’exorciste et des tortures à vous mettre l’eau – ou le sang – à la bouche !

Mais bon, petit à petit, les personnages commencent à s’accumuler et l’auteur s’enfonce dans des explications que j’ai trouvées fort indigestes sur l’histoire des religions. Malgré une écriture très fluide et incisive, ces passages m’ont assez ennuyé. J’ai aussi eu l’impression que ce roman était une sorte de séquelle en demi-teinte de ceux de Dan Brown, surtout avec les intrigues du Vatican, la référence aux Illuminati, etc.

La cerise sur le gâteau, c’est quand la mafia est venue s’en mêler. Là, j’étais totalement perdu. Je ne savais plus qui était qui ou faisait quoi. Je lisais l’histoire, tentant de me raccrocher aux personnages qui m’avaient marqué, mais difficile de s’y retrouver dans tous ces noms italiens. Donc j’ignore si je n’ai pas confondu un cardinal avec un ponte de la Mafia ou un garde suisse, à moins que ce ne fût un policier.

Le dénouement, aussi, me semble un peu un pétard mouillé par rapport au début. J’aurais aimé une fin plus affirmée, qui en soit vraiment une. Ça me rappelle fort Anges et Démons, avec du surnaturel en plus. Et le dernier chapitre reste quand même comme une porte ouverte.

Il n’empêche que j’ai beaucoup aimé le personnage de la flic médium, bien que ses facultés paranormales m’aient semblé s’accumuler page après page. Un peu comme  si c’était la Super-Woman de l’esprit. Et vas-y que je voie les crimes, puis que je me mette dans la peau des victimes, puis que je voie des morts et que je sois capable de remonter le temps,... Et c'est loin d'être tout.

En conclusion, je dirais que L’Evangile selon Satan est un roman assez dur qui démarre sur les chapeaux de roue mais devient fort confus vers la moitié pour ressembler de plus en plus à un Dan Brown. Il n’empêche que l’écriture est très fluide et nerveuse. La fin m’a un peu déçu.

Ma cote : 7/10

09:47 Écrit par Marco dans Moyen | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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